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Que vous faut-il de plus ?

October 17, 2017

 

En faut-il du courage pour entreprendre une démarche de remise en cause professionnelle ?

 

Faut-il du courage ?

Il en faut, bien entendu, car c’est peut-être une démarche qui va prendre du temps : compter en moyenne 3 mois pour un bilan de compétences, moyennant un rendez-vous de 2 heures tous les 15 jours environ, sans compter le temps passé seul avec soi-même à réfléchir à différents ressorts de cette évolution, guidé par celui ou celle qui vous accompagne ; du courage il en faut aussi, pour accepter de se trouver confronté à certaines questions que l’on repousse depuis longtemps… du genre « je fais ce métier parce que j’ai les compétences pour et qu’il me rapporte… mais au fond il ne me plaît pas vraiment et je préfèrerais 1000 fois faire… mais suis-je prêt à accepter de perdre 30% de salaire ? suis-je prêt à reprendre une formation ? suis-je prêt à quitter ma région d’origine et à embarquer ma famille ?... »

Et il faudra aussi du courage pour peut-être, après avoir réussi à répondre honnêtement à toutes ces questions, se dire que, pour de vraies bonnes raisons, « à cet instant de ma vie, c’est trop tôt, je ne suis pas prêt… » et pour accepter de suspendre ce projet de développement de carrière quelques années encore, tout en gardant la motivation pour ce que l’on fait actuellement…

Bref, réfléchir à sa carrière nécessite du courage, c’est certain.

 

Faut-il de la lucidité ?

Cela nécessite aussi, souvent, de la lucidité, pour comprendre que ce n’est pas « en mettant la poussière sous le tapis, que l’on fait disparaître la poussière »… En d’autres termes, il faut suffisamment de lucidité pour admettre que l’on n’est plus motivé par ce que l’on fait au quotidien dans l’entreprise et que c’est peut-être de cette absence de motivation que découle toute une série de conséquences aggravantes : je ne suis plus assez motivé, donc mon implication s’en ressent, donc mes résultats professionnels sont moins bons, donc on me le fait remarquer, donc cela m’irrite et me fait dire in petto « de toute façon vous pouvez me dire ce que vous voulez, je m’en fous de ce boulot… », donc je ressasse, donc je m’énerve plus en rentrant à la maison parce que j’ai alors sous les yeux toutes les raisons qui me poussent à tenir, coûte que coûte, au boulot pour rembourser l’emprunt de l’appartement, payer les études des enfants, les cours de musique, les vacances, etc…

Pas besoin de vous faire un dessin, chacun de nous s’est déjà trouvé dans ces situations. Il en faut de la lucidité pour se prendre par la main un matin et se dire que cela ne peut pas, ne doit pas durer ainsi et qu’il faut prendre la question de l’évolution professionnelle à bras le corps.

Il faut de la lucidité aussi, pour accepter d’écouter les prévisionnistes des ressources humaines qui nous disent, et certains depuis longtemps, que 80% des métiers que l’on exercera dans 20 ans ne sont pas encore inventés aujourd’hui… Et cette lucidité qui nous fait écouter ces voix, peut aussi nous permettre de se demander si le métier que j’exerce aujourd’hui existera encore dans 20 ans, dans la même forme et reposant sur les mêmes compétences ?

Bref, réfléchir à sa situation professionnelle nécessite de la lucidité, c’est certain.

 

Faut-il être un peu fou ?

Cela nécessite aussi un brin de folie, ce genre de folie qui nous permet de nous dire que l’on n’a qu’une vie (dingue, non ?!) et que « celui qui n’essaie pas ne se trompe qu’une fois »…

Cela nécessite un brin de folie simplement pour se dire : « j’aime ce que je fais aujourd’hui, mais si ce n’était plus le cas demain, parce que crise dans mon secteur, parce que l’évolution du niveau d’activité, bref pour 1000 raisons valables qui me contraindraient à envisager de faire autre chose, ou à faire ce que je fais de manières très différentes ». Ne faut-il pas être un peu fou pour accepter de se questionner quand tout va encore bien ?

Bref, un brin de folie, il en faut sans doute un pour songer à son évolution quand tout inspire le statu quo. Il faut un brin de folie pour se risquer (mais que risque-t-on ?) à évoquer son évolution quand tout va bien encore, et ainsi éviter une révolution, quand il faudra décider sous pression, dans l’urgence, par temps de crise…

 

Faut-il de l’humilité ?

Réfléchir à sa situation professionnelle, enfin, nécessite aussi, on le dit moins, de l’humilité et de la simplicité. Il en faut en effet pour accepter de s’ouvrir à un tiers de ses doutes, de son mal-être professionnel parfois ; pour accepter de se livrer sur ses faiblesses que l’on tente tant bien que mal parfois, de masquer au quotidien. Certes, un coach en développement de carrière n’est pas un psy, certainement pas. Néanmoins, il saura écouter, il saura au besoin, faire parler, y compris de ce qui peut fâcher et que l’on tait obstinément.

Il saura accueillir avec bienveillance et empathie, le

 

s doutes très humains et naturels qui sont les nôtres, il saura garder le secret sur les confidences qui lui sont faites, y-compris sur sa vie personnelle, tant il est vrai qu’un projet professionnel s’intègre souvent, plus globalement, à un projet de vie.

Bref, réfléchir à son évolution professionnelle demande beaucoup de qualités humaines, c’est évident. C’est pourquoi j’ai choisi d’exercer cette activité et de créer Miroir d’Avenir. Parce que l’humain il n’y a que cela de vrai !

Et comme le disait avec humour Francis Blanche : « Mieux vaut penser le changement que d’avoir à changer le pansement ! »

 

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