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"Dans la vie il faut choisir : l'ennui ou les ennuis"

March 18, 2018

Cette citation de Paul Brulat, journaliste et écrivain de la fin du 19è siècle, me revient en mémoire tandis que je quitte à peine la salle de conférence réservée par Le Monde pour son événement « O21 », consacré à l’orientation au 21è siècle.

 

Un rendez-vous absolument passionnant que O21 et la conférence-débat intitulée « Choisir » à laquelle j’ai assisté.

 

Outre les expériences d’intervenants très intéressants (Sidonie Babron, Azad Bapir, Christinne Bonneton géniale chorégraphe à l’Opéra Comique, Jérôme Cohen, Marc Germanangue, Marion Petipré, …), j’ai pu apprendre qu’une récente étude a montré que « 1/3 des étudiants regrettent leur choix d’orientation et 1 sur 5 envisage d’en changer »… et c’est sans doute ce 5ème qui a raison, tant il faut savoir dire « non » quand on s’aperçoit que l’on s’est trompé, plutôt que de renoncer à tout espoir et subir des années durant…

 

Il faut perdre pour gagner

La formation n’est pas le seul moyen pour apprendre du reste : la vie en fournit des tas d’autres, à commencer par l’expérience vécue.

Se tromper, c’est aussi apprendre… et d’ailleurs, il ne faut pas faire l’économie de ses erreurs en voulant, à tout prix, trouver tout de suite, dès la classe de 1ère, ce pour quoi on serait fait.

 

Réaliser en cours de route que l’on n’est pas fait pour les études que l’on suit ou pour le métier que l’on vient de commencer, est sans doute plus utile comme façon de procéder que de vouloir s’éviter cette fausse route.

 

On n’apprend pas des erreurs des autres

En d’autres termes, l’expérience des autres ne nous sert à rien. Nous devrions le savoir, nous parents, qui n’avons pas suivi les conseils des nôtres, et ne pas renouveler l’expérience avec nos enfants, ou avec nos amis qui nous demandent conseil.

 

Il est fini le temps où l’on cherchait le métier que l’on allait faire toute sa vie durant : ce n’est plus le cas aujourd’hui. Rares sont ceux qui pratiquent/pratiqueront le même métier toute leur vie.

Cela devrait d’ailleurs lever un peu de pression sur nos épaules et sur celles de nos jeunes : nous pouvons ainsi admettre que même si nous nous trompons, ce n’est pas pour la vie…

 

Par ailleurs, personne n’est à même aujourd’hui (pas plus qu’hier d’ailleurs…) de dire de quoi le marché du travail, la société, auront besoin demain.

Aussi il serait prétentieux et fou de conseiller à quelqu’un, jeune ou adulte en reconversion, que sans risque de se tromper, il/elle devrait opter pour telle ou telle formation, qui lui garantirait un emploi demain.

D’abord, un emploi n’est pas la garantie de s’épanouir dans un travail : mieux vaut donc trouver un travail qui nous corresponde…

Ensuite, comme les besoins changent vite, mieux vaut d’abord se préparer à changer, à se former continuellement et donc faire en sorte, culturellement, d’être toujours prêt à apprendre.

C’est important, notamment pour les parents, que d’adopter cette posture positive, qui va beaucoup conditionner la qualité de leur discours à leurs enfants.

 

Patrice Huerre, un pédopsychiatre présent lors de cette table-ronde d’O21 sur « choisir son orientation », a découvert dans une étude qu’il a conduite parmi ses patients, que 1/3 des « projets idéaux » des jeunes qu’il a rencontrés, « correspondent aux rêves non aboutis de leurs parents »…

Et après ça nous dirons que nous veillons à ne pas influencer nos enfants dans leurs choix…

 

Le mieux pour choisir lorsque l’on doute encore, est d’être bien conscient que chacun de nous se construit par l’interaction avec l’autre.

Par conséquent, et c’est ce que je recommande à celles et ceux avec lesquels je travaille (www.miroirdavenir.com), il ne faut pas avoir peur d’aller rencontrer des représentants des métiers que l’on veut exercer, voire même, chaque fois que c’est possible, essayer « pour de vrai », comme disent les enfants.

Rien de tel que la rencontre et la pratique en situation pour se faire une opinion.

 

Enfin, rappelons-nous que nos choix ne sauraient définir notre identité : je ne suis pas économiste, je fais de l’économie ; je ne suis pas garagiste, je fais de la mécanique ; je ne suis pas coiffeuse, je fais de la coiffure ; je ne suis pas… etc.

 

Pour conclure par une note d’humour, je me souviens de la signature du film de Luc Besson, Subway, à la fin du générique :

 

« To be is to do : Socrate.

To do is to be : Sartre.

Tobedobedo : Sinatra.»

 

 

 

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