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Raison d'être

April 19, 2018

Il est des contrastes qui disent toute la différence entre 2 cultures, aussi bien que bien des études sociologiques.

Ainsi, entre la France et le Japon, la différence profonde (j’allais dire « irréconciliable » mais je ne suis pas tout à fait sûr que ce soit juste si j’en crois l’expérience de Toyota dans les Hautes-de-France ou inversement celle de Renault avec Mitsubishi et Nissan), m’a sauté aux yeux en considérant « l’affaire » de la « raison d’être ».

 

C’est dans le Code Civil

En France, on ouvre une nouvelle guerre picrocholine sur la nécessité urgente d’inscrire noir sur blanc dans le marbre du Code civil une véritable « raison d’être » à l’activité des entreprises, autre que de créer de la valeur pour les actionnaires et les associés.

 

C’est en nous dit l’Ikigaï

Au Japon, on nomme « raison d’être » l’Ikigaï, cette méthode qui consiste à se questionner pour trouver ce pour quoi chacun est vraiment fait, ce qui, quand il l’aura trouvé, le fera se lever le matin sans effort.

 

Ce contraste livre à mon avis tout ce qui peut séparer la culture française traditionnelle, où l’on transcrit dans la règle de droit ce qui doit être, d’avec la culture du Japon, en l’occurrence, où l’on fait advenir ce qui est par le questionnement ; le contraste entre une vision du monde tel que l’on voudrait qu’il soit et un regard sur le monde tel qu’il est.

 

De mon point de vue de coach (www.miroirdavenir.com) qui accompagne les adultes et les jeunes dans leurs choix d’évolutions professionnelles, il est sans doute préférable de réfléchir à partir de ce que l’on est…

 

Trouver sa raison d’être

Je me garderais bien de tirer d’autre conclusion que celle qui consisterait à dire que dans un cas on fige l’expression de « sachants », d’experts, tandis que dans l’autre, on s’interroge sur ce qui est en nous, nous les « faizeux », comme dit Alexandre Jardin. Et qui mieux que nous savons ce qui nous fait du bien ?

 

Il me semble cependant que la culture des nouvelles générations, celles des « millennials », mais aussi celles de ceux, notamment des jeunes, qui quittent notre pays en nombre pour rejoindre des cultures plus souples, plus ouvertes sur les identités individuelles.

 

Le Japon, en l’occurrence, n’est pas un modèle en la matière, loin s’en faut, ce pays où l’individu a tant de mal à exister autrement que dans le collectif.

 

C’est ainsi un autre paradoxe que de réaliser que l’Ikigaï dont je vous parlais, constitue un des paramètres qui expliquent la longévité des populations des îles japonaises d’Okinawa, connues pour abriter des centenaires en nombre incroyablement plus important que partout ailleurs dans le monde.

Le fait de chercher et de trouver son Ikigaï, sa raison d’être, constitue ainsi, aux côtés de l’alimentation, de l’exercice physique, des relations sociales, etc. des facteurs expliquant l’espérance de vie supérieure des habitants de ces îles.

 

Trouver sa raison d’être, ce qui nous meut, est sans doute une recherche plus utile à conduire pour un individu ou une organisation, que de lire la définition qu’en donnerait le Code Civil, aussi savants soient ceux qui le rédigent…

 

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